Concours

Recommander

Horloge

Courriel :

W3C

  • Flux RSS des articles
Lundi 8 janvier 2007 1 08 /01 /Jan /2007 11:34
Faut-il réformer (ou dissoudre) le Sénat ?
On la nomme (peut-être à tort) la chambre des retraités des hommes politiques certainement à la vue de l’âge de ses représentants.
Et d’abord, qui connaît (je parle du citoyen lambda, comme moi) son Sénateur, dans son département ou sa région ?
Ce qu’il y fait ou, tout simplement : un Sénateur, cela sert à quoi en 2007 ?
Rappel des faits et chiffres :
  1. L’Historique :
Si l’on s’en tient à l’encyclopédie, le Sénat est la seconde assemblée parlementaire. Ils (les sénateurs) sont élus par un suffrage universel indirect (les grands électeurs).
Dans le système français de bicamérisme, tel qu’il a été institué par la constitution de 1958, le Sénat, également appelé Chambre Haute, partage l’initiative avec l’Assemblée Nationale.
Création du Sénat en France :
En France, un Sénat est pour la première fois établi par la Constitution de l’An VIII (Consulat, 1799). Maintenu sous le premier Empire, il a pour rôle essentiel de veiller à la constitutionnalité des lois, ses membres étant nommés par le pouvoir exécutif. Les attributions qui lui sont dévolues sont les mêmes sous le second Empire.
Le Sénat dans la constitution de 1958 :
Les constituants de la Ve République, en restaurant le Sénat en 1958, souhaitent créer une assemblée de réflexion qui soit un soutien naturel du pouvoir exécutif. Le Sénat participe ainsi à l’élection du chef de l’État jusqu’en 1962. Comme celui de la IIIe République, le Sénat est élu au suffrage universel indirect — le collège des électeurs sénatoriaux se compose des députés, des conseillers généraux et régionaux et de représentants des conseils municipaux. Émanation des collectivités territoriales, il ne peut être dissous et dispose de l’initiative législative. Son président, garant de la continuité de l’État, assure l’intérim en cas de décès ou d’incapacité du président de la République. Mais son pouvoir, notamment en matière législative, est réduit, au profit de l’Assemblée nationale : en cas de désaccord persistant entre les deux chambres sur un texte de loi, le gouvernement peut demander à l’Assemblée nationale de se prononcer en dernier ressort. La responsabilité politique du gouvernement ne peut être mise en jeu devant le Sénat.
Sur le plan politique, le Sénat ne répond guère aux attentes des auteurs de la Constitution de 1958. Le choix d’un mode de scrutin majoritaire pour l’élection des députés assure au gouvernement le soutien de l’Assemblée nationale, le Sénat apparaissant a contrario comme une chambre d’opposition. C’est notamment le cas de 1962 à 1974 — la réforme de l’institution proposée au référendum de 1969 par le général de Gaulle est ainsi à l’origine du départ du président — et dans une moindre mesure durant les mandats de François Mitterrand. Depuis 1958, le Sénat apparaît comme un contre-pouvoir vigilant sur les libertés publiques et se montre un législateur de qualité.
Le Sénat Réformé :
Jusqu’à une réforme adoptée en 2003, le Sénat était composé de 321 membres âgés d’au moins trente-cinq ans (contre vingt-trois ans pour les députés), élus pour neuf ans et renouvelés par tiers tous les trois ans. Si la durée spécifique du mandat sénatorial — plus longue et avec un renouvellement plus fréquent que pour les autres élections politiques (cinq ans pour le mandat des députés par exemple) — a contribué à la mission stabilisatrice de la Chambre haute, elle fait figure d’exception au début des années 2000, alors que le mandat présidentiel est abaissé de sept à cinq ans et que celui des mandats locaux est harmonisé à six ans — cette durée est en outre singulière par rapport aux autres mandats parlementaires dans le monde. C’est la raison pour laquelle la réforme de 2003 réduit le mandat des sénateurs à six ans, avec un renouvellement par moitié tous les trois ans. De plus, afin de mieux prendre en compte les évolutions démographiques des collectivités territoriales et de renforcer ainsi la représentativité du Sénat, sa composition est augmentée à 331 sièges en 2004 — avant de passer à 341 en 2007, et finalement 346 membres en 2010. L’âge d’éligibilité est en outre abaissé à trente ans dans un souci de rénovation.
 
Jusqu’à une réforme adoptée en 2003, le Sénat était composé de 321 membres âgés d’au moins trente-cinq ans (contre vingt-trois ans pour les députés), élus pour neuf ans et renouvelés par tiers tous les trois ans. Si la durée spécifique du mandat sénatorial — plus longue et avec un renouvellement plus fréquent que pour les autres élections politiques (cinq ans pour le mandat des députés par exemple) — a contribué à la mission stabilisatrice de la Chambre haute, elle fait figure d’exception au début des années 2000, alors que le mandat présidentiel est abaissé de sept à cinq ans et que celui des mandats locaux est harmonisé à six ans — cette durée est en outre singulière par rapport aux autres mandats parlementaires dans le monde. C’est la raison pour laquelle la réforme de 2003 réduit le mandat des sénateurs à six ans, avec un renouvellement par moitié tous les trois ans.
 
Les chiffres : (Chiffres mis à la disposition du public sur le site du Sénat).
Le budget du Sénat (pour 2005) est de 47,7 Milliards d’Euros. Grosso modo, cela représente, à quelque chose près, au budget de l’Assemblée Nationale qui sera, pour 2007 à 42 milliards d’Euros.
Le nombre de sénateurs aujourd’hui est de 331 personnes
A cela, il faut ajouter les attachés parlementaires, le personnel charger de l’entretien des bâtiments, les questeurs, le patrimoine immobilier, etc.
Les indemnités des sénateurs :
-         Montant brut mensuel : 5 357,47 € (cette indemnité est identique à celle des députés)
A cela, il faut ajouter :
-         Indemnités de résidence : 160,72 €
-         Indemnité de fonction ( ?) : 1 379,55 €
-         Indemnité représentative de frais de mandat : 6 062,28 € net (à discrétion au sénateur de l’utiliser ou non, à lui ou à un membre de sa famille !)
-         Indemnités d’assistant : 2 344,45 €
-         Un bureau au Sénat
-         Une dotation pour s’équiper d’un micro-ordinateur
-         D’un téléphone et d’un télécopieur
-         De l’affranchissement de son courrier
-         D’un bureau de poste
-         D’un bureau de tabac ( ?)
-         De 40 aller/retour par an par avion
-         D’une carte de transport SNCF
-         D’une voiture de fonction pour circuler dans Paris
-         D’un restaurant
-         De prêts d’aide au logement pour 75 000 € (à 2%) sur 18 ans.
Tout cela pour :
-         119 jours de séances (sur 365 jours, soit 1/3 temps sur l’année !)
-         6 questions orales avec débat
-         901 h 20 de séances
-         50 textes adoptés
-         7 débats consécutifs à des questions gouvernementales
-         170 questions d’actualité au gouvernement
-         243 questions orales
-         2 questions orales européennes avec débat
-         611 réunions de commissions
-         93 % des amendements du Sénat
-         1096 heures 20 de réunions des commissions
 

Question : faut-il vraiment garder cette institution ?
 

 
 
Et, autre question subsidiaire :
Et si, pour réaliser des économies et à la place des sénateurs, on centralisait tous les ministères dans un même lieu (sauf Matignon, Finances et Intérieur) ?
 

 

 
Par HERINCKX Thierry - Publié dans : Le sénat
Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Lundi 8 janvier 2007 1 08 /01 /Jan /2007 11:11
750 000 postes seront à pourvoir chaque année jusqu'en 2015
 
D'ici 2015‚ 750 000 postes seront à pourvoir chaque année‚ dont 80% pour cause de départs à la retraite‚ indique une étude du Centre d'analyses stratégiques et du ministère de l'Emploi‚ à paraître le 3 janvier. Durant les dix prochaines années‚ une quinzaine de métiers concentreront l'essentiel des créations de postes. La tertiarisation de l'économie devrait se poursuivre avec toujours plus de cadres‚ mais aussi avec des emplois peu qualifiés de plus en plus nombreux dans les services et l'aide à la personne. Mais le dynamisme de l'emploi dans certains métiers pourrait entraîner des difficultés de recrutement.
L'air de rien‚ le ministère du Travail a décidé d'ouvrir le marché français de l'emploi aux ressortissants de la Bulgarie et de la Roumanie – membre de l'Union européenne depuis le 1er janvier – dans 62 métiers répartis dans sept secteurs. Tous ces métiers ont déjà été ouverts en mai 2005 aux ressortissants des huit pays de l'Est qui ont intégré l'UE en 2004.

L'air de rien ? Pas vraiment‚ en fait. BTP‚ hôtellerie-restauration‚ agriculture‚ mécanique… la soixantaine de métiers visés concernent des activités connaissant depuis plusieurs années des difficultés de recrutement. Et le papy-boom‚ qui devrait bouleverser le marche du travail au moins jusqu'en 2015‚ ne devrait faire que rallonger le parcours du combattant des entreprises à la recherche de bras dans ces secteurs. Telles sont les conclusions d'un rapport conjoint [1] du Centre d'analyses stratégiques (CAS ; ex-Commissariat général au Plan) et de la Direction de l'animation de la recherche‚ des études et des statistiques (Dares) du ministère du Travail‚ à paraître le 3 janvier.
 "Un scénario noir n'est pas à exclure"

Car les départs à la retraite des générations du baby-boom ne règleront pas la question de l'emploi en France‚ affirme le rapport. En 2015‚ 635 000 personnes devraient mettre un terme à leur carrière alors que la décennie 1990 enregistrait environ 410 000 départs par an. Ceci amène les auteurs de l'étude à tabler sur la création de 150 000 emplois supplémentaires tous les ans jusqu'à cette date. Au total‚ environ 750 000 postes seront à pourvoir chaque année d'ici 2015‚ dont 80% pour cause de départs à la retraite.

En comparaison‚ 730 000 jeunes quitteront annuellement le système éducatif pour se lancer dans la vie active contre 760 000 dans les années 2000. A "court terme"‚ la transformation des salariés âgés en jeunes retraités "peut faciliter" la baisse du chômage. Mais‚ prévient l'étude‚ "ces transformations ne seront peut-être pas aussi spectaculaires que ce que l'on pouvait croire il y a encore quelques années". Surtout en cas d'inadéquation entre l'offre et la demande de travail. "Il n'y a pas de lien mécanique‚ à moyen ou long terme‚ entre le volume de la population active et le taux de chômage"‚ précisent les auteurs‚ ajoutant qu'un "scénario noir n'est pas à exclure". Les experts du CAS et de la Dares se sont ainsi appuyés sur une hypothèse prudente d'un taux de chômage ramené à 7‚5% (contre 8‚7% fin novembre 2006) [2] et d'une croissance annuelle de 2%.

Résultat‚ certains métiers mal cotés devraient continuer leur déclin. C'est le cas dans l'industrie mécanique‚ l'agriculture et le petit commerce et l'artisanat. Ainsi‚ d'ici 2015‚ la France comptera moins d'ouvriers non qualifiés de la mécanique‚ du textile et du cuir (41 000 suppressions de postes) mais aussi moins de patrons de café‚ d'hôtel ou de restaurant (25 000) et de bouchers‚ charcutiers et boulangers (14 000).
Le tertiaire‚ secteur d'avenir

Cependant‚ les départs massifs à la retraite devraient aussi chambouler la structure du marché du travail. "L'économie va poursuivre sa tertiarisation" parient les auteurs de l'étude. Cinq domaines tertiaires devraient concentrer à eux seuls l'essentiel des créations d'emplois durant les dix prochaines années : les services aux particuliers (400 000 emplois créés)‚ la santé et l'action sociale (308 000)‚ les transports et la logistiques (225 000)‚ les métiers administratifs (197 000)‚ le commerce et la vente (194 000).

Selon le Centre d'analyse stratégique et la Dares‚ les métiers d'avenir concernent les services‚ aux entreprises comme aux particuliers : "si dans l'industrie proprement dite les créations d'emploi devraient rester limités‚ les emplois de service vont se développer". "La tertiarisation des emplois n'implique pas la fin des métiers de production‚ mais ils seront bien plus qualifiés"‚ indique la directrice générale du CAS‚ Sophie Boissard au Monde (30/12/2006). "Le nombre d'ouvriers non qualifiés va continuer à baisser. Nous n'aurons plus besoin de fondeurs de base‚ d'autres pays feront ce travail‚ mais la fonderie de pointe va rester. Les secteurs industriels ne vont pas disparaître‚ mais les emplois vont changer à l'intérieur de ces secteurs."

"La moitié des postes à pourvoir d'ici 2015 le seront dans une quinzaine de métiers"‚ prévient le rapport. La palme devrait revenir aux assistants maternels et aux aides à domiciles. Qu'il s'agisse de besoins d'aide aux personnes dépendantes ou de besoins insuffisamment satisfaits‚ comme les gardes d'enfants‚ ces emplois considérés comme peu qualifiés devraient se développer dans les prochaines années.

Les auteurs prévoient 211 000 créations d'emploi d'ici 2015 pour ces métiers. Viennent ensuite les informaticiens (149 000 créations prévues)‚ les aides-soignants (149 000)‚ les cadres administratifs et dirigeants (131 000)‚ les employés administratifs (100 000)‚ les cadres commerciaux (97 000)‚ les manutentionnaires (92 000)‚ les employés de maison (80 000)‚ les infirmiers et sages-femmes (78 000) et les ouvriers qualifiés des industries de "process" (77 000).
Par HERINCKX Thierry - Publié dans : Le travail des seniors
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires
Lundi 8 janvier 2007 1 08 /01 /Jan /2007 09:14
La retraite des français
(par régime et par métier)
 
La France compte pas moins de 26 régimes de retraite de base ; 2 complétées par des régimes complémentaires pour les salariés du privé ; 5 pour les non salariés, 19 pour le secteur public.
Chacun à ses règles propres, fruit de l’histoire sociale. Etat des lieux
 
 
Par HERINCKX Thierry - Publié dans : Face au travail
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires
Vendredi 1 décembre 2006 5 01 /12 /Déc /2006 12:43

L’EMPLOI DES SENIORS

L'emploi des seniors a fait irruption sur l'agenda politique français avec la réforme des retraites de 2003. Paradoxalement, au nom de l'équilibre financier des systèmes de retraite, les pays industrialisés en Europe ont encouragé à la fin des années soixante-dix la sortie prématurée des salariés âgés ;

Lire la suite....

Par HERINCKX Thierry - Publié dans : Face au travail
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mercredi 11 janvier 2006 3 11 /01 /Jan /2006 15:17
SOLITUDE !
 
Je suis très étonnée de constater qu’aucun des candidats aux élections ne parle jamais de solitude dans ses discours et pourtant notre société crève de solitude !
 
-         Solitude des jeunes souvent mal dans leur peau et n’ayant que très rarement quelqu’un a qui s’adresser pour dissiper le mal-être qui les submerge.
-         Solitude des jeunes parents souvent désemparés devant la charge trop lourde, ou trop compliquée, que représente l’éducation de leurs enfants.
-         Solitude de ceux qui vivent seuls et qui n’ont pas forcément de lieu pour se rencontrer et échanger quand le besoin s’en fait sentir.
-         Solitude des personnes âgées, seules dans leur logement, seules à assumer des situations qui les dépassent, seules à attendre leur fin…
 
Rares sont les personnes qui, à un moment ou un autre de leur vie n’échappent à la solitude.
Ce problème concerne des millions de citoyens. Il faut le prendre en compte.
 
On peut y remédier :
·                     Par la construction de logements neufs qui permet et favorise une cohabitation harmonieuse et équilibrée entre deux ou trois générations.
·                    Par la mise à disposition de locaux et la constitution d’équipes de professionnels de l’écoute. Leur rôle serait d’accueillir les personnes en difficultés à toute heure du jour et de la nuit. Il est tellement rare, surtout la nuit, de trouver un endroit où aller pour calmer une angoisse.
·                    Par la création de « maisons de ressources » ou chacun pourrait trouver une aide, ou entre aide,  adaptée à sa problématique.
·                    Par une politique volontariste de « brassage de populations » afin de favoriser tout ce qui met davantage en relation jeunes et anciens.
 
Par FRAIZE Elisabeth - Publié dans : Les séniors
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Calendrier

Mai 2012
L M M J V S D
  1 2 3 4 5 6
7 8 9 10 11 12 13
14 15 16 17 18 19 20
21 22 23 24 25 26 27
28 29 30 31      
<< < > >>

Recherche

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus